
En gravissant les marches, je pense, je cogite (ça m'arrive...cogito ergo sum), je m'attend déjà au pire. Ici ce n'est pas rien, c'est le camps de la mort. et pour moi, le camps d'extermination est forcement pire que le camps de concentration. Je commence déjà à me préparer psychologiquement, à me mettre en condition. Arrivés en haut du mirrador, je constate que peu de barraques sont encore debout. Ce n'est pas exactement ce à quoi je m'attendait. Tout le camps est recouvert de neige, c'est sinistre, mais, ça me fait de la peine de le dire, c'en est presque beau. Et puis je vois des gens qui sortent leurs appareils et qui mitraillent. Et qui est dégoûtée d'avoir remis le sien dans le car ? Ben c'est bibi. D'autres s'en fichent royalement et regardent leur pieds, pour ne pas dire leur nombril. Je commence déjà à afficher une mine déconfite, dans ce lieu ou le silence règne, un silence de mort pour être plus exacte. M. Zylbermine nous décrit les lieux. Ici, les baraques pour les hommes, là bas, pour les femmes, et tout là bas... l'extermination. Ces grandes cheminées, ne commencez pas à penser au pire, c'est le pseudo-chauffage des barraques. Là où les barraques ont été détruites restent les cheminées. Nous allons redescendre, direction... et bien surprise, et attendons nous à une mauvaise surprise.
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